Historique

 

Selon la légende, la fondation de Montmajour est attribuée à saint Trophime, premier évêque d'Arles ( début du Ve siècle). En fait, à l'époque carolingienne, des ermites viennent se retirer à Montmajour, près d'Arles, sur un lieu qui sert alors de cimetière. Le nom de Montmajour est lié à l'éminence rocheuse qui émerge des marais à cet endroit. Vers 948, une femme, Teucinde, offre cette terre à des moines bénédictins. Une première chapelle de taille réduite est construite au XIe siècle. L'abbaye croît rapidement grâce à la protection des comtes de Provence et au culte de la Vraie Croix qui occasionne un pèlerinage et une fête du pardon le 3 mai.

 

 

L'abbaye se constitue un grand réseau de prieurés dans tout le sud est de la France. L'abbatiale est construite au XIIe siècle. Au XIVe siècle, le monastère est fortifié pour se protéger de bandes de pillards. Durant les guerres de religions, il sert de caserne. La congrégation de Saint Maur réforme l'abbaye à partir du XVIIe siècle. Les mauristes édifient de nouveaux bâtiments, avec l'architecte avignonnais Pierre Mignard. Un incendie en 1726 occasionne une reconstruction dirigée par l'architecte Jean Baptiste Franque.

 

 

Vendus en 1791, les bâtiments sont en partie achetés par la ville d'Arles. Prosper Mérimée fait classer l'édifice comme monument historique en 1840. De premières restaurations sont effectuées en 1872 par l'architecte Henri Revoil. En 1943, l'état fait l'acquisition de l'abbaye qui figure depuis 1968 au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.


 


Page d'accueil