Historique

 

gorges de l'Hérault Né vers 755, Guilhem est le petit-fils de Charles Martel, le cousin de Charlemagne, avec lequel il est élevé. Après l'accession au trône de Charles, il entre en possession de l'Aquitaine, remportant de nombreuses victoires contre les sarrasins, qui lui permettent de devenir prince d'Orange. Il cesse de guerroyer à 48 ans et accompagne Charlemagne à Rome comme conseiller. Ensuite, il se retire près de Lodève, dans une terre isolée, à proximité du site naturel exceptionnel des gorges de l'Hérault.

 

 

Sur le conseil de Benoît d'Aniane, il fonde le monastère de Gellone en 804 et y entre deux ans plus tard. Charlemagne lui offre alors une relique de la Sainte Croix. Il meurt en 812 et est enterré dans l'abbatiale. Un pèlerinage se développe, favorisé par l'intégration de l'abbaye à la via Tolosana vers Compostelle. Jusqu'au Xe siècle l'abbaye dépend d'Aniane. Des tensions naissent lorsqu'elle prend son indépendance. Une décision papale de 1090, favorable à Gellone, donne un nouvel élan à l'essor de celle-ci. Le choeur et le transept de l'abbatiale sont reconstruits à cette époque.

Saint Guilhem, dessin de Viollet-le-Duc, extrait des voyages pittoresques dans l'Ancienne France, Languedoc

 

 

ancienne église paroissiale de Saint Guilhem le Désert


Le monastère et le village de Gellone prennent le nom de Saint Guilhem. Le régime de la commende est instauré au XVe siècle. Au XVIIe, les mauristes s'installent et sont chassés par la Révolution Française en 1790. Le monastère est abandonné. Les bâtiments monastiques sont détruits et les sculptures du cloître dispersées. On en retrouve certaines au musée des cloîtres de New York. En 1978 des religieuses sont venues repeupler l'abbaye.

Ci-contre, ancienne église paroissiale du village


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